vendredi 24 août 2012

Zoo de Lujan - Province de Buenos Aires (Argentine)

Vous vous êtes réveillé ce matin avec la furieuse envie de faire du rodéo sur un lion et de grattouiller de l'index le menton d'un léopard des neiges... En temps normal, je vous choperais par le col de la chemisette en vous hurlant de vous CALMER AVEC VOS CONNERIES avant de vous exhorter poliment à passer aux Chocapic. Mais ce matin, mon humeur et mon tempérament téméraires me donnent envie de risquer votre vie. Pour l'occasion, je vous ai donc déniché un zoo atypique à une petite quinzaine d'heures de votre logis.

Petit ours brun
Situé à une cinquantaine de kilomètres de Buenos Aires, le zoo de Lujan est une vaste réserve qui s'étend sur 15 hectares. Inaugurée en 1994, la structure a connu des débuts difficiles. Il faut dire qu'avec deux ânes, quelques lamas, deux poneys et une bande de paons narcoleptiques, la jeune réserve ne cassait pas trois pattes à un tamanoir. Et pourtant, la risée des zoos de Berlin à Vincennes a fini par prendre sa revanche sur la vie. 
Lujan attire aujourd'hui les foules. Sans doute parce qu'il s'est hissé au rang de zoo le plus controversé du monde.
Sa particularité : permettre aux visiteurs de chevaucher un lion, chatouiller les papattes d'un guépard et se faire avaler le bras par un ours. "Mer ils sont fous ces argentins !! " me direz vous. Certes. Au moins autant que les visiteurs qui acceptent bien volontiers d'entrer dans une cage au lion, le sourire aux lèvres et le reflex autour du cou



  

 
Cours de dressage
Aussi étonnant que cela puisse paraître, aucun accident n'a pour l'heure été déploré au sein du zoo. D'après son directeur, Jorge Semino, si les visiteurs peuvent ainsi interagir avec un ours/lion/tigre/lama c'est grâce à un procédé de dressage singulier. Nés en captivité, les bébés animaux sont élevés avec des chiots et sans cesse entraînés à dissimuler leurs instincts naturels. Du coup l'ours oublie qu'il vous aurait naturellement arraché un bras et le tigre n'a même plus envie de faire de votre jambe un petit sandwich.
"Ok pour le dressage Jo, mais de toi à moi, on sait très bien que ça cache aussi une histoire de Lexomil dans le biberon..." 
Il m'a hélas été impossible d'extorquer des aveux à Jorge, je transmets donc le flambeau...


 
                                            

"Eh mais attend, pars pas, quid de l'instinct animal, du respect de l'état de nature, des risques réels encourus par les visiteurs ?


Vous avez 4 heures. À vos copies.


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